ABYSSE
Obérer d'une envie, d'un moment, d'un instant ou d'un mortel.
Coucher sur papier comme un olographe d'une inspiration onirique.
L'union d'un corps à corps ardent euthanasique mais sexuellement extasier.
Le soleil fait place à la lune, un rapprochement commence, nos deux corps se dévoilent peu à peu dans cette atmosphère ouatée.
Des lambeaux tombent lentement au sol, le souffle se fait plus lent, l'odeur d'un ébat charnel apparaît.
Puis le reste s'enlève pour faire place à la nudité intégrale, mais non spirituelle.
Nos deux corps sont simultanément prêts, et gravés en soit comme une portraitiste l'aurait si bien fait.
Ils se redécouvrent, se touchent, se regardent puis se goûtent.
Ils se respirent, expirent, puis inspirent. Mais ils ne sont pas apprêtés.
Nous ne somme pas encore au stade aphasie même si par moments l'aphérèse apparaît.
Envelopper d'un mutisme de mystification, le myocarde ne s'arrête pas là, il continue, car tes câlins cessent toute ecchymose, et ce parricide ! Et l'étreinte s'avance, s'approfondie.
Nos bouches se rapprochent, elles se laissent pénétrer de l'autre, les langues tournoient à l'unisson.
Nos corps s'enlacent fortement, la chaleur est là, le souffle se meurt lentement.
Le sang remplit les corps, gorgés ils se durcissent, l'envie est là ! Les dents pincent les lèvres.
Les âmes entrent dans l'abîme, une envie des plus abyssal commence, l'abrogation des lois d'un couple et faite, et laisse un goût de bigarade.
Ton organe mâle de la copulation non-philanthrope a ainsi durci de sang, la pénétration domine tes envies.
Ma main le caresse amoroso, et l'androstérone nous hisse à l'état angélisme.
Le cœur, rempli d'élégies, s'allonge presque mort.
Mes cuisses enlacent ton corps qui me ceint, sur ce catafalque se déroule cet interdit.
La bouche parcourt le corps, la langue absorbe le chianti couleur sang qui coule sur nos corps.
Tel un spéculum, ton membre vertical commence à effleurer l'orifice.
Tu t'immisces en moi, le va et vient ne s'arrête plus.
Les positions changent et s'enchaînent, les soifs s'assouvient, tes mains sur mes reins.
Nos sèves se libèrent.
À l'horizontal ils sont morts.
Giovanni |